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Audit Dépenses sur Fonds PPTE
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COUR SUPREME UNITE –
TRAVAIL – PROGRES
CHAMBRE DES COMPTES
INTRODUCTION
Faisant suite à la lettre de Monsieur le Ministre des
Finances n°139/MEF/DG/03 du 26 février 2003, le Président de la Cour Suprême a
désigné par ordre de mission n°006/PCS/2003 du 23 avril 2003, une équipe
composée de Messieurs DOLOTAN NOUDJALBAYE, MOUTA ALI ZEZERTI, BILAL
SOUBIANE, ADAM MALLOUM SALEH, ABDOULAYE BRAHIM, et Mme NEPIDE
DOSSOUM POPEE, respectivement Président, conseillers et assistants à la
Chambre des Comptes pour procéder à l’audit des dépenses engagées sur fonds de
réduction de la pauvreté.(Annexe n°1)
Pour des considérations d’ordre administratif et matériel,
l’ audit qui couvre la période allant du 15 mai au 31 décembre 2002, n’a
effectivement démarré que le 26 mai. Il doit s’appuyer sur les mêmes termes de
référence que le précédent et s’attachera notamment à analyser les éléments
suivants :
-
conformité du choix de la procédure des dépenses avec la
législation tchadienne et avec les principes de base gouvernant la gestion et
l’utilisation des ressources publiques ;
-
régularité des procédures suivies (disponibilité et
conformité des pièces produites, conformité du circuit d’approbation…) ;
-
analyse de la qualité des évaluations effectuées par les
sous-commissions techniques d’analyse des offres pour les marchés et par le
contrôle financier pour les Bons de Commande Administratifs (BCA) ;
-
examen des livraisons effectuées dans le cas où la dépense
engagée a été liquidée, effectuer pour un échantillon sélectionné de façon
aléatoire une vérification physique des biens livrés et établir la conformité
avec les spécifications du contrat.
Sont concernés par cet audit, tous les départements
ministériels et institutions bénéficiaires de l’assistance intérimaire,
exception faite de la cour suprême ,dont le contrôle de l’utilisation des
crédits devra être effectué par une commission de l’Assemblée Nationale, en
application des recommandations faites par la Chambre des Comptes .
Le présent rapport retracera dans sa première partie le
déroulement de l’audit (I) avant de faire des observations, suggestions et
recommandations (II).
I –
DEROULEMENT DE L’AUDIT
Il s’agira ici, de s’assurer après une vérification à
posteriori sur pièces que les marchés et bons de commande administratifs, ont
été passés et exécutés conformément aux dispositions des textes législatifs et
réglementaires en matière d’exécution des dépenses publiques. Pour ce
faire, il sera procédé par département ministériel à :
-
l’analyse des procédures de passation des marchés et
d’octroi des BCA qui consiste pour l’essentiel à vérifier l’opportunité du
recours à la procédure d’appel d’offres restreint ou de marché négocié, la
conformité de cette procédure avec la législation, et aussi que les dépenses
n’ont pas fait l’objet de fractionnement injustifié dans le but de permettre le
recours à la procédure de BCA ;
-
l’examen des livraisons effectuées qui a pour but de
vérifier que les biens commandés ont été livrés et sont conformes aux
spécifications du contrat ;
-
l’étude comparative des prix qui permet éventuellement de
faire ressortir les écarts entre les prix de la mercuriale et ceux du
contrat ;
-
l’examen des paiements qui a pour but de s’assurer qu’ils
ont été effectués dans le respect des règles de la comptabilité publique.
I – 1 MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE
Pour l’exercice 2002, des crédits d’un montant de
2.987.306.000 F ont été ouverts au profit du ministère de la Santé Publique,
dans le cadre du budget additionnel.
Par rapport à ce montant, des dépenses ont été engagées à
hauteur de 2 029 743 752, ce qui correspond à un taux d’exécution de 67,94 %.
I-1.1 ANALYSE DES PROCEDURES
Au cours de la période sous revue, sept (7) marchés
totalisant 716 424 949 F ont été attribués, quinze (15) BCA d’un montant de 118
909 803 F ont été accordés aux fournisseurs et une somme de 194 429 000 F a été
mise à la disposition du Ministère de la Santé Publique pour la formation.
I-1.1.1 – LES MARCHES
Les marchés n° 48 du 31/11/2001 relatif à la construction
de l’hôpital de Oum – Hadjer, n° 49 et 49 bis afférent aux études, au contrôle
et au suivi des travaux du marché 48 et n°50 concernant l’achat de deux
véhicules ont été régulièrement passés si l’on se réfère à l’analyse de la
procédure qui en a été faite lors du précédent audit.
Le marché n° 05 du 11/07/2002 portant achat de médicaments
et produits pharmaceutiques, est un marché de gré à gré dont l’attribution est
conforme aux dispositions de la Convention du 26/02/98 entre la Centrale
Pharmaceutique d’Achats ( C.P.A.) et le Gouvernement de la République du
Tchad.
Le marché n° 31 du 9/12/2002 relatif à la construction et
à la réhabilitation des infrastructures sanitaires dans le Chari – Baguirmi et
le B.E.T. a été passé sur appel d’offres. L’ouverture des plis a été faite le
25/07/02. La sous – commission technique a évalué les offres du 26 au
31/07/2002. La commission d’appel à la concurrence a attribué le marché le
11/09/2002 à la société SOTPOH et la notification lui en a été faite le
13/12/2002.
Le marché n° 41 du 2/04/2003 relatif à la construction et
à la réhabilitation des
infrastructures sanitaires dans le Logone occidental et le
Mayo – Kebbi a été
régulièrement attribué. Les plis ont été ouverts le
23/08/2002, et la sous – commission technique a évalué les offres le
29/08/2002. A l’issue de sa réunion du 27/10/2002, la société E.C.R.B. a été
retenue et la notification de l’attribution lui a été faite le 17/04/2003.
I-1.1.2
– LES BONS DE COMMANDE ADMINISTRATIFS
Un total de quinze (15) bons de
commande administratifs a été accordé aux fournisseurs pour un montant estimé à
118.909.803 F.
D’une manière générale la
procédure de passation des contrats par bons de commande administratifs, a été
respectée . Il convient cependant de faire remarquer que :
-
les administrateurs des crédits du département, pour
contourner la passation des marchés, ont eu recours aux BCA pour acquérir 13
motos dont le coût s’élève à 29.000.000 F. Les bons de commande administratifs
N° 125, 126, 127, 128 et 129 illustrent à suffisance cette pratique.
De même, pour construire les locaux des gardiens dont le
coût est évalué à 22.958.000 F, il a été émis
quatre BCA portant respectivement les n° 121, 122, 123 et 124.
-
des BCA ont été émis pour le règlement des reliquats des
marchés alors qu’en l’espèce, la réglementation exige que le paiement se fasse
au vu des factures ou des décomptes.. ( Annexe n° 2 )
I –1.1.3 LA
FORMATION
Des crédits d’un montant de 194 429 000 F ont été alloués
au département de la santé pour la formation. Sur cette enveloppe une somme de
132.341.500 F a été engagée pour la formation de quatorze (14) agents de santé
répartis comme suit :
-
Cinq (5) spécialistes paramédicaux à Dakar ;
-
Cinq (5)spécialistes paramédicaux à Yaoundé ;
-
Trois (3) administrateurs de santé à Lomé ;
-
Un (1) administrateur de santé à Ouagadougou.
I-1.2 ANALYSE DES
LIVRAISONS
S’agissant des BCA, la Chambre des Comptes, au regard des
procès –verbaux de réception en sa
possession a procédé à un contrôle physique dans les magasins le 13 juin 2003.
Il en est résulté qu’à l’exception du BCA n° 125 relatif à l’acquisition des
motos, toutes les autres fournitures ont été livrées .
Les locaux des gardiens de l’hôpital de district de
Chagoua, de Farcha, du centre de santé d’Ardep-Djoumal et du programme de
cécité ont été effectivement construits et réceptionnés.
Par lettre n°37/CC/CS/03 du 21/08/03, la Chambre des
Comptes a demandé une expertise des travaux de construction de ces locaux à la
Direction des Bâtiments et de la Construction du Ministère des Travaux Publics.
L’évaluation du coût de ces constructions par les services techniques de la
Direction des Bâtiments se chiffre à 2 793 835 F par local contre 5 627 000 F
engagé par les BCA n°121, 122, 123 et 6 077 000 F par le BCA n°124.
La Chambre des Comptes constate que les prix réels donnés
par les services spécialisés et ceux des BCA vont du simple au double. (Annexe n°3)
Cette expertise confirme les doutes émis par la Chambre
des Comptes en ce qu’elle avait estimé que les coûts des BCA n°112, 118, 119,
120 et 138 paraissaient très élevés par
rapport aux travaux de réfection effectivement réalisés.
Quant aux marchés, la constatation de l’exécution des marchés
n° 31 du 9/12/2002 et 41 du 2/04/2003
relatifs à la construction et à la réhabilitation des infrastructures
sanitaires, dont les délais de livraison sont dans les deux cas de quatre ( 4)
mois, ne pourra se faire que lors du prochain audit.
Les médicaments et produits pharmaceutiques, objet du
marché n° 05 du 11/07/2002 ont été entièrement livrés dans le respect du délai
contractuel. Il en est de même des sept (7) véhicules, objet du marché n°50.
Le marché n° 48 portant construction de l’ hôpital de
Oum-Hadjer dont le délai d’exécution est de 9 mois, est arrivé à expiration le
5 décembre 2002. La demande de réception provisoire a été adressée par
l’entreprise AL-RIDA au ministère de la santé publique le 27/03/2003.
La chambre des comptes relève que la livraison provisoire
a accusé un retard de 111 jours. Aussi, en application de l’article 16 des
termes du marché 48 qui prévoit des pénalités de 1/2000ème, un ordre
de recettes d’un montant de 40.935.801 F, doit être émis à l’encontre de
l’entreprise susmentionnée. (Annexe n°4)
Il convient cependant de mentionner que si la réception
provisoire n’a toujours pas eu lieu, c’est à présent à la demande du ministère
qui en a sollicité le report à la fin du mois de juin 2003, qui correspond à la
période des fins des travaux additifs portant sur les Voiries, Réseaux et
Drainages (VRD), objet de l’avenant n° 1 au marché n° 48.
I-1 .3 ANALYSE DES PAIEMENTS
I-1.3.1 Les marchés
Une somme totale de 1.028.484.941 F a été décaissée pour
le paiement des marchés.
Les marchés n° 05 afférent à l’achat des médicaments et
des produits pharmaceutiques, n°48 concernant la construction d’un hôpital de
district à Oum-Hadjer, et n° 50 relatif à l’acquisition de sept (7) véhicules,
ont été entièrement payés.
Le marché n° 49 bis d’un montant total de 38.478.000 F, et
dont l’objet est le contrôle et le suivi des travaux de la construction de
l’hôpital de district, a été payé à hauteur de 19.080.000 F.
Au niveau du paiement du marché n° 48, la chambre des
comptes constate que :
-
ledit marché a été entièrement payé avant même la
réception provisoire ;
-
le paiement du dernier décompte qui est de 83.939.293 F a
été effectué sans le prélèvement de la retenue de 18 %. Ce qui constitue à la
fois une entorse à la réglementation et un manque à gagner pour l’Etat de 15
109 072 F. (Annexe n°5).
Il s’agit là au niveau du trésor des manquements
imputables au service de la dépense et à celui de la comptabilité.
Il convient de mentionner qu’aucun BCA n’a été payé.
I-1.3.2 La formation
Le dépouillement des bordereaux ayant servi au paiement
des différentes bourses, fait ressortir que :
-
faute de pré- inscription, deux étudiants n’ont pu être
admis à Dakar. Leurs frais de formation ont été virés au profit de
l’institution qui devait les accueillir ( ordre de virement n° 210 du
21/11/02) et leurs titres de transport se trouvent à l’agence de voyage Tchad-
Evasion ;
-
une somme d’un montant de 7.018.100 F destinée à couvrir
les frais de formation et de transport d’un étudiant devant se rendre à Yaoundé
et bénéficiaire par ailleurs d’une bourse de la Coopération Française, se
trouve actuellement cantonnée au Trésor Public.
La chambre des comptes demande l’annulation des écritures
comptables et le reversement de cette somme au compte IPPTE au profit du
ministère de la santé publique.
MINSTERE
DE LA SANTE PUBLIQUE
SITUATION
DES CREDITS PPTE DU 15/05 AU 31/12/02
|
Nature
dépenses
|
Crédits
ouverts
|
Crédits
Engagés
|
Paiements
|
|
Biens et
Services
|
572 907 000
|
132 341 500
|
132 341 500
|
|
Equipements
Investissements
|
2 413
399 000
|
1 897 402 252
|
1.028.484.941
|
|
Total
|
2.987.306.000
|
2 029
743 752
|
1 160 826 441
|
I- 2 - CONSEIL
CONSTITUTIONNEL
Le Conseil Constitutionnel a bénéficié d’une allocation
des crédits de 403 738 000 f au titre du budget additionnel 2002. Les
engagements de la période s’élèvent à 127 162 059 f, soit un taux de 31,5 %.
I- 2 - I
- Analyse des procédures
Aucun
marché n’a été passé pendant la période considérée, tandis que trois BCA ont
été émis.
I- 2 -
1.1 – LES MARCHES
Il
s’agit du marché de gré à gré du 24/12/2001 relatif à la réhabilitation du
siège du Conseil Constitutionnel dont la procédure a été déjà examinée lors de
l’audit réalisé l’année dernière.
I- 2 -
1.2 – LES BCA
Trois (3)
BCA d’un montant total de 12 800 000 f
et portant les n°27, 42 et 52
ont émis
pour l’acquisition de huit motos.
L’administrateur
des crédits a procédé au fractionnement
du montant en BCA et n’a pas fait jouer la concurrence.
I- 2-2 –
ANALYSE DES LIVRAISONS
I- 2-2 .1- LE MARCHE
Le
bâtiment du siège du Conseil n’a pas encore été réceptionné ; les travaux
de réfection se poursuivent. La chambre constate un retard par rapport au délai
contractuel. Selon l’attributaire ce
retard serait imputable au Ministère des Finances qui n’a pas déboursé à
temps l’avance de démarrage et le premier décompte.
I- 2-2
–2 LES BCA
Les huit
(8) motos sont effectivement livrées et affectées par notes du Secrétaire
Général du Conseil aux différents services utilisateurs.
I- 2 – 3
- ANALYSE DES PAIEMENTS
Le
trésor a décaissé une somme de 122 362 059 f pour le compte du Conseil
Constitutionnel.
Un montant 114 362 059 f a été payé à
l’entreprise SACCOGEN au titre de l’avance de démarrage et d’un décompte
conformément au terme du marché sus- cité et 8 000 000 f en règlement des motos
commandées suivant le BCA N°27.
Il est à
noter que le montant du BCA n°42, soit 3 200 000 f, mandaté en 2002 a été payé
en 2003 tandis que le BCA n°52 reste impayé.
SITUATION DES CREDITS PPTE EXERCICE 2002
CONSEIL CONSTITUTIONNEL
|
Nature
des dépenses
|
Crédits
ouverts
|
Dépenses
engagées
|
Paiements
|
|
Biens
et services
|
20 000 000
|
-
|
-
|
|
Equipement
|
383 738
000
|
127 162 059
|
114 362
059
|
|
Total
|
403 738 000
|
127 162 059
|
122 362 059
|
I
.3 - MINISTERE DE L’ELEVAGE
Le
Ministère de l’Elevage a eu à bénéficier au titre de l’année 2002 d’un crédit
d’un montant de 1 363 402 000 f sur fonds PPTE. Ce crédit a servi à réaliser des ouvrages et à
acquérir divers équipements par voie de marchés, BCA et caisse d’avance. Les
engagements se chiffrent à 56 225 742 f, soit 4,12%.
I .3 - 1- ANALYSE DE LA PROCEDURE
Un marché
a été attribué , neuf (9) BCA ont été émis
et une caisse d’avance a été ouverte.
I .3 –1 -
les marchés
Un appel
d’offres ouvert composé de 4 lots a été lancé pour la construction de quarante
quatre (44) puits pastoraux et la réhabilitation de quatorze (14) autres dans
huit(8) départements. Suite à cet appel d’offres, cinq entreprises ont
soumissionné. Le dépouillement des offres a eu lieu le 26/11/02 et
l’attribution est intervenue le 8/01/03. Trois des lots mis en compétition ont
été attribués à la Société Tchadienne d’Hydraulique (STH) pour un montant de 1
098 700 000 f dont 773 000 000 f sur bonus pétrolier et 327 000 000 f sur
fonds PPTE. Le marché vient d’être approuvé le 30/04/03. Le quatrième lot s’est
avéré infructueux.
I .3 1.2 - les BCA
Neuf (9)
BCA d’un montant de 54 635 089 f ont été émis sur ce crédit.
La
seule observation qui mérite d’être soulignée est le fait que l’administrateur
des crédits n’a pas fait jouer la concurrence.
I .3.1 -3 – la caisse d’avance
Une
caisse d’avance d’un montant de 1 590 653 f a été créée par arrêté
n°085/MEF/DO/SORDT du 6/11/02. Cette somme est destinée au budget de
fonctionnement du comité de concertation sur la stratégie de collecte des taxes
sur les ventes, l’exportation du bétail et la promotion des produits de
l’élevage.
I .3.2 – ANALYSE DES LIVRAISONS
La
Chambre des Comptes a eu à effectuer en date du 16/07/03 une descente au
magasin du Ministère de l’Elevage en vue de vérifier l’effectivité des
réceptions des fournitures commandées. Le constat est que toutes les
fournitures objet des BCA ont été livrées.
Le délai
d’exécution du marché relatif à la construction et à la réhabilitation des
puits pastoraux est fixé à six mois ; aussi l’examen des travaux réalisés
se fera lors du prochain audit.
Les marchés n°01/ME/DG/01 du 11/12/01 relatif à la
construction de sept (7) puits pastoraux neufs et l’achèvement de dix (10) autres
dans les départements du Baguirmi et du Dababa , n°02/ME/DG/01 du 11/12/01
relatif à la réalisation de deux (2) forages et l’installation de trois (3)
équipements solaires dans les départements du Bahr El Ghazal et du Bourkou,
avaient été examinés lors du précédent audit par la Chambre des Comptes.
Ayant constaté des irrégularités dans la certification des
travaux réalisés, la Chambre avait recommandé la suspension du paiement desdits
marchés jusqu’à la vérification des ouvrages réalisés. Suite à cette
recommandation, le Ministère de l’Elevage a ordonné deux missions de
vérification sur le terrain. D’abord une première du 1er au 7/10/02
et du 3 au 9/01/03 et ensuite une deuxième du 30/05 au 04/06/03 afin de
s‘assurer de l’effectivité des réalisations des travaux.
Les rapports des missions ont révélé que les ouvrages
seraient réalisés à hauteur de 68 % et comporteraient quelques défaillances.
L’Entrepreneur a entre temps suspendu les travaux. Interrogé sur les raisons de
cette suspension et les anomalies constatées, celui-ci invoque le non paiement
d’un décompte et l’absence d’un représentant qualifié du maître d’ouvrage
chargé du contrôle et du suivi des travaux. L’agent qualifié de la Direction de
l’Hydraulique qui a été désigné pour vérifier si les travaux sont exécutés dans
les normes requises n’a pu se rendre sur le terrain faute de moyen de transport
et d’outils de travail.
Conscients de la responsabilité des uns et des autres dans
le retard qu’ont connu les travaux, le Ministère de l’Elevage et l’entreprise
SEMOH ont entrepris récemment des discussions en vue de l’achèvement des
ouvrages. Une première réunion a eu lieu le 1/08/03 en présence du Ministre
de l’Elevage. Deux autres réunions se
sont tenues le 4/08/03 et le 14/08/03. A l’issue de celles-ci un délai d’un
mois à compter du 15/10/03 a été accordé à l’entrepreneur pour parachever les
travaux. Ce dernier s’est engagé par lettre n°11/SEMOH/DG/03 à les finir dans
le délai nouveau fixé. (annexe n°6).
La
Chambre des Comptes émet des doutes quant à la capacité technique de
l’entreprise SEMOH à exécuter les travaux conformément aux marchés concernés.
L’application des pénalités de retard donnerait un montant atteignant le niveau
limite qui entraînerait de facto la résiliation des contrats.
Dans tous
les cas les paiements doivent rester suspendus jusqu’à la fin de l’exécution
des travaux
I .3 .3 - ANALYSE DES PAIEMENTS
Un
montant de 37 945 834 f a été décaissé pour le paiement des BCA.
La caisse
d’avance de 1 590 653 f a été entièrement payée.
MINISTERE
DE L’ELEVAGE
SITUATION
DES CREDITS DU 15/05 AU 31/12/02
|
Nature
dépenses
|
Crédits
ouverts
|
Dépenses
engagées
|
Paiements
|
|
Biens
et
Services
|
66 258
000
|
56 225
742
|
39 536
487
|
|
Equipement
Investissement
|
1 297
144 000
|
-
|
-
|
|
Total
|
1 363
402 000
|
56 225
742
|
39 536
487
|
I.4 - MINISTERE DE
L’ECONOMIE ET DES FINANCES (IGF)
Au titre
du budget additionnel, le Ministère des
Finances a bénéficié d’une allocation
des crédits à hauteur de 546 807 000 f pour l’exercice 2002. Les engagements
effectués s’élèvent à 55 142 243 f, soit 10,10%.
I.4 .1 - ANAYSE
DE LA PROCEDURE
Le
Ministère de l’Economie et des Finances, à travers l’inspection Générale des
Finance (IGF), a eu à passer trois (3) marchés et à émettre sept (7) BCA.
Les marchés
Le marché
n°062/MEF/IGF/03 du 30/04/03 d’un montant de 98 247 000 fcfa est relatif à
l’acquisition de trois véhicules TOYOTA HILUX double cabine, de 7 motos
Honda CG125 et d’une moto dame 100 cm3.
Le
marché est passé sur appel d’offres ouvert. Toutes les procédures ont été
respectées.
Après
l’attribution du marché par la commission d’appel d’offres à la concurrence
(CAC), l’ Administration bénéficiaire s’est rendue compte que le crédit
disponible ne peut pas couvrir le montant dudit marché. Aussi une négociation a
été menée entre l’attributaire et l’IGF en accord avec la CAC pour revoir à la
baisse les commandes. (annexe n°7)
Le marché
relatif à la construction d’un immeuble devant abriter les services de l’IGF a
été passé par appel d’offres ouvert. Deux (2) sociétés seulement ont
soumissionné, AL KHERAT et AL HIBRAH. Le
marché a été attribué à ce dernier pour un montant de 398 464 519 F. Il est
encore dans le circuit d’approbation.
Le
marché n°14/MEF/IGF/03 du 30/01/03 se rapporte aux études architecturales, à
l’ingénierie, au contrôle et au suivi des travaux de construction du bâtiment
de l’IGF pour un montant de 14 159 410 F. Il s’agit d’une consultation
restreinte qui a débouché sur l’attribué du marché au cabinet d’études ARCAD.
La
procédure a été bien respectée. Toutefois la notification a été faite le
21/11/02 avant l’approbation qui a eu lieu le 30/01/03 alors que selon
l’article 23 du décret 859 du code des marchés, la notification doit être
signifiée à l’attributaire après l’approbation du marché. L’Inspecteur Général
des Finances n’a pas respecté les textes en vigueur. (Annexe n°8)
Les Bons de Commandes Administratifs
Sept (7) BCA d’un montant de total de 54 688 091 f ont été
émis pendant la période allant du 15 mai au 31 décembre 2002. Ils ont servi à
l’acquisition de divers matériels dont un (1) groupe électrogène, sept (7)
portables, quatre (4) motos Honda, une (1) photocopieuse, une (1)
machine à reliure et des pièces détachées pour véhicules TOYOTA.
Une fois de plus la procédure n’a
pas été respectée. L’administrateur des crédits de l’IGF chargé du contrôle de
l’application des textes n’a pas fait jouer la concurrence.
I.4 .2 - Analyse des
livraisons
Les moyens roulants, objet du marché n°62/MEF/IGF du
30/04/03 ont été réceptionnés le 1er mai 2003. Les trois véhicules
Toyota Hilux, les sept motos Honda CG125 et la moto 100 cm3 ont été
immatriculés et affectés aux différents services.
Selon les
procès-verbaux de réception, les fournitures et matériels ont tous été
réceptionnés conformément aux commandes faites par BCA.
Il ressort de la vérification physique du matériel
livré que la niche qui devrait abriter le groupe électrogène n’a pas été
construite. Il s’agit là d’une réception fictive qui doit être considérée comme
une faute de gestion passible au minimum des sanctions disciplinaires, surtout
qu’il s’agit en l’espèce d’un manquement imputable à une institution de
contrôle. (annexe n° 9)
La Chambre des Comptes constate qu’il y a de la
complaisance dans la signature des procès-verbaux de réception par les
administrateurs des crédits et les services de contrôle du Ministère des
Finances.
I.4 .3 - ANALYSE
DES PAIEMENTS
Sept
(7) bons de commande administratifs ont été payés. Il s’agit des BCA relatifs
aux fournitures de bureau, de divers équipements ainsi que la construction
d’une niche devant abriter le groupe électrogène objet du BCA n°27.
L’ensemble des paiements effectués s’élève à
cinquante cinq millions cent quarante deux mille deux cent quarante trois (55
142 243 F),
Tous
les bons de commande administratifs sont payés au vu des pièces exigées par la
réglementation financière y compris les procès-verbaux dûment signés par les
représentants de l’Inspection Générale des Finances et du contrôle financier.
Après
vérification physique faite sur le terrain il s’avère que la niche objet du
procès-verbal du 18/10/02 n’a pas été construite alors que le fournisseur a été
intégralement payé sur présentation d’un procès-verbal de réception fictif.
La
Chambre des Comptes recommande le remboursement intégral de la somme de 2 100
000 F indûment perçue par le fournisseur AHMAT BACHAR.
INSPECTION
GENERALE DES FINANCES
SITUATION
DES CREDITS EXERCICE 2002
|
Nature
dépenses
|
Crédits
ouverts
|
Dépenses
engagées
|
Paiements
|
|
Dépenses
services
|
100 000
000
|
55 142
243
|
55 142
243
|
|
Equipements
|
446 807
000
|
-
|
|
|
Total
|
546 807
000
|
55 142
243
|
55 142
243
|
I.5
- MINISTERE DE L’AGRICULTURE
Un crédit
d’un montant de 2 918 530 000 F a été alloué au Ministère de l’Agriculture sur
fonds PPTE au titre de l’année 2002. Les engagements de la période s’élèvent à
829 451 656 F, soit 28,42 %.
I.5 - 1 –
ANALYSE DE LA PROCEDURE
Un marché
a été attribué, cinq (5) BCA ont été émis et une caisse d’avance a été ouverte
au cours de la période.
I.5.1.1 –
LES MARCHES
Un seul
appel d’offres a été lancé en 2002 pour l’acquisition de divers matériels à
savoir les coffres-forts, les caissettes et les appareils de traitement
phytosanitaire. Le marché a été attribué à la société HILTON pour un montant
global de 159 215 962 F.
La
procédure de passation et d’attribution de ce marché a été respectée. On trouve
l’avis d’appel d’offres, les procès-verbaux d’ouverture et d’attribution de la
CAC, le rapport de la sous-commission technique d’évaluation des offres.
I.5 1.2 LES BCA
Cinq (5)
BCA d’un montant total de 28 527 656 F ont été régulièrement émis au cours de
la période pour l’acquisition des pièces détachées et divers matériels.
I.5 1.3–
LA CAISSE D’AVANCE
Suite
aux lettres n°139/MA/SE/191/DG/DEPP/02 du 13/03/02 et n°22/MA/DG/DEPP/02 du
19/07/02, une caisse d’avance d’un montant de 800 924 000 F a été mandatée le
19/08/02 au profit du Ministère de l’Agriculture. Elle est destinée au
renforcement des capacités des artisans, producteurs de matériel agricole et à
la formation des producteurs en épargne et crédit.
Cette caisse d’avance a été mandatée au vu d’échange de
correspondances alors que la réglementation ne prévoit la création de caisse
d’avance que par arrêté du Ministre des
Finances.
I.5 2. ANALYSE
DES LIVRAISONS
Le marché
susmentionné, bien que lancé en 2002, vient d’être approuvé en 2003 et n’a pas
encore connu un début d’exécution.
Les
fournitures objet des BCA ont été livrées. Le magasinier tient un registre
d’entrée des fournitures au magasin et des bons de sortie.
Le
matériel agricole, objet des marchés n°01 et 02/MA/SED/DG/COMITE IPPTE/02
approuvés le 5/03/02 n’est toujours pas entièrement livré en ce qui concerne la
société AL MANNA.
Les
attributaires de ces marchés à savoir la société AL MANNA et le CNCG avaient
déjà livré une partie du matériel fin 2002. Suite à cette première livraison,
la Chambre des Comptes, à la demande du Ministère des Finances, a effectué du
10 au 20 Mai 2003 une mission à Moundou et à Ndjamena afin de s’assurer de
l’effectivité des livraisons. La mission a constaté d’après le contrôle
physique que la société AL MANNA a eu à déposer dans les magasins de l’ONDR de
Moundou le matériel composé de 300 charrettes pneumatiques à traction bovine
complètes et 400 porte tout, tandis que le CNCG a livré dans les magasins de
l’ONDR de Ndjamena 766 charrues bovine BP4 Tchad, 400 charrettes équines et 397
porte tout.
Le CNCG
vient de livrer du 15 au 17/08/03 son dernier lot de matériel restant à Moundou
sanctionné par un procès-verbal de réception n°066/ONDR/DSN/SAAL/03 du
17/08/03. La commission ayant procédé à la réception dudit matériel a constaté
des manquements et la non conformité dans les livraisons de certaines pièces.
Elle a porté ces carences à l’attention
du DG du CNCG qui s’est engagé à par lettre du
17/08/03 à réparer les anomalies en question. Le tableau ci-après
présente la totalité du matériel livré par le CNCG.
Exécution
du marché n°02 du 5/03/02 attribué au CNCG
|
N°
|
désignation
|
Qté
cdée
|
1ère
livraison
|
2ème
livraison
|
Total
livraisons
|
manquants
|
|
1
2
3
4
|
Charrue
bovine
Charrettes
équines
Houes
occidentales
Porte
tout
|
5 000
400
2000
400
|
766
400
2000
397
|
4 230
-
-
-
|
4 996
400
2000
397
|
4
-
-
3
|
(annexe n°10)
En ce
qui concerne AL MANNA, la Chambre des Comptes a été tenue informée le
20/08/03 que quatre (4) véhicules chargés de 2 000 charrues bovines BP4 Tchad
et 300 charrettes bovines pneumatiques à deux roues ont quitté Garoua à
destination de Moundou.
A la
même date la société AL MANNA a demandé par lettre n°168/ALM/DG/LR/03 à la Direction des études, de Projets et des
Programmes (DEPP) de procéder à la
réception du matériel qu’elle vient de livrer à MOUNDOU(annexe 11).
Dans le
cas où la livraison serait effective, AL MANNA aura livré au total 2 000
charrues bovines BP4 Tchad sur 6 000 commandées, 600 charrettes bovines
pneumatiques et 400 porte tout. Il lui restera 4 000 charrues bovines à livrer.
En
conséquence tout paiement doit être suspendu jusqu’à la livraison totale du
matériel restant.
S’agissant
de la société Negoce International, dans son rapport d’audit des dépenses
engagées sur le budget additionnel exercice 2001 et 2002, la Chambre des
Comptes a exigé de celle-ci le remboursement de la somme de 5 489 940 F représentant
le montant des matériels manquants. Suite à la lettre du 17/03/03
émanant de ladite société, la Chambre des Comptes a constaté la fourniture
effective desdits matériels. (annexe n°12)
Aussi,
la Chambre des Comptes recommande -t-elle la levée de la mesure de suspension
du paiement des matériels manquants évalués à 5 489 940 F.
I.5.3 –
ANALYSE DES PAIEMENTS
Une somme
de 15 719 595 f a été payée au titre des BCA. Les BCA,
n°103 et 105, n’ont pas été payés pour insuffisance de crédits.
La caisse d’avance mandatée pour un montant total de 800
924 000 f n’a été décaissée qu’à hauteur de 80 972 000 f le 14/02/03 et logé
au compte n°008549. 01. 16 ouvert à la
Comercial Bank Tchad (CBT).
MINISERE
DE L’AGRICULTURE
SITUATION
DES CREDITS PPTE DU 15/05 AU 31/12/02
|
Nature
dépenses
|
Crédits
ouverts
|
Dépenses
engagées
|
Paiements
|
|
Biens
et
Services
|
2 198
588 000
|
109 509 656
|
96 691
595
|
|
Equipement
investissement
|
719 942 000
|
719 942
000
|
-
|
|
Total
|
2 918
530 000
|
829 451
656
|
96 691
595
|
I.6
- PRIMATURE (DIRECTION GENERALE DES MARCHES PUBLICS)
Au titre
du budget additionnel 2002, un crédit de 401 560 000 f a été alloué à la
Direction Générale des Marchés Publics. Les engagements de la période s’élèvent
à 328 880 178 f, soit 81,90 %.
I. 6 - I - Analyse des
procédures
Trois (3)
marchés d’un montant de 133 502 000 f ont été passés au profit de la DGMP,
douze (12) BCA ont été émis pour un
montant de 77 186 034 f et une somme de 20 277 950 f a été engagée au titre de
la formation.
I.6 1.1– LES MARCHES
Il s’agit
du marché n°001/PM/DGMP/SAM/02 du 21/08/02 relatif à l’achat des matériels
roulants pour une valeur de 22 550 000 f attribué aux Etablissements ABAK, du
marché n°002/PM/DGMP/02 du 21/08/02
relatif à l’achat de quatre véhicules Toyota pour un montant de 68 000 000 F
attribué à la société KOURSAMI. Les deux marchés ont été passés sur appel
d’offres ouvert en trois lots dont deux sont attribués aux Ets ABAK et le
troisième à la société KOURSAMI.
Par
contre le marché de gré à gré n°158/PM/DGMP/02 du 2/09/02 relatif à l’achat des
véhicules Toyota pour un montant de 42 952 000 f est attribué à la société
TCHAMI TOYOTA suite à la lettre de dérogation n°009/PM/DGMP/02 du 31/7/02.
la procédure d’attribution de ces trois
marchés a été respectée.
Celle du
marché n°004/PM/DGMP/01 relatif à la réhabilitation des bureaux de la DGMP a
été examinée lors du précédent audit.
I.6 1.2– LES BCA
Douze
(12) BCA sont émis pour un montant de 77 186 034 f. La procédure
d’attribution n’est pas toujours respectée.
L’administrateur des crédits de la DGMP chargé d’appliquer
le code des marchés publics n’a pas fait jouer la concurrence et a procédé au
fractionnement des montants pour échapper à la procédure des marchés.
Ainsi,
des commandes du matériel de bureau d’une valeur de 56 740 094 f sont
fractionnés en 8 BCA dont 5 sont attribués à un même fournisseur pour 45 968
869 f.
I.6 1.3 – LA FORMATION
Une
somme de 20 277 950 f a été engagée au titre de la formation. Elle a servi à
couvrir la participation des responsables à un séminaire sur la procédure de
passation des marchés publics et la gestion financière, ainsi qu’à assurer les
frais d’installation des logiciels et de formation de vingt cinq (25) agents
sur l’utilisation desdits logiciels.
I.6 .2 –
ANALYSE DES LIVRAISONS
La
Chambre des Comptes a effectué en date du 23 juillet 2003 un contrôle sur
l’exécution des marchés et les livraisons des fournitures commandées. De cette
visite il ressort les constats suivants.
Les
quatre marchés ont été exécutés normalement et sanctionnés par des
procès-verbaux de réception dûment signés par les parties concernées
Cependant,
à la place de trois (3) vélomoteurs AV 881 et de quatre (4) motocyclettes Honda
C75 objet du marché n°01/PM/DGMP/02 le fournisseur a plutôt livré sept (7)
motos de marques Suzuki CY 80. (annexe n°13)
Bien
qu’une partie de ces moyens roulants réceptionnés ne soient pas conformes à la
commande, des procès –verbaux de réceptions ont été dûment signés. Cette certification
inexacte du service fait est une faute de gestion qui doit incomber à
l’administrateur des crédits et à tous ceux qui ont apposé leur signature sur
lesdits procès-verbaux.
Les deux
véhicules Toyota acquis suivant le marché n°158/PM/MSGG/02 du 2/09/02 et livrés
dans les délais sont affectés aux Ministres Secrétaire Général et Secrétaire
Général Adjoint du Gouvernement.
Les
fournitures commandées au moyen des BCA ont toutes été réceptionnées.
L’installation
des logiciels a été réalisée et la formation de 25 agents de la DGMP à
l’utilisation de ces logiciels a été effective.
I.6 .3 –
ANALYSE DES PAIEMENTS
Le
trésor public a décaissé trois cent quatorze millions deux cent quatre vingt
dix mille cent soixante dix huit (322 080 178 F) au profit de la Direction
Générale des Marchés Publics. Cette somme a servi au règlement de quatre
marchés, des bons de commande administratifs et des frais de formation.
I.6 .3 .1
- les marchés
Il s’agit
des paiements de deux décomptes et des trois marchés.
Les
décomptes concernent le marché n°004/PM/DGMP/01 relatif à la réhabilitation des
bureaux de la DGMP, marché approuvé en 2001. Le montant des deux décomptes
s’élève à 97 914 194 F.
Le marché
n°02/PM/DGMP/02 relatif à l’acquisition de 4 véhicules Toyota Corolla XL d’un
montant de 68 000 000 F a été réglé à hauteur de 61 200 000 f.
Le marché
n°01/PR/PM/DGMP/02 relatif à l’acquisition des moyens roulants d’un montant de
22 550 000 F et le marché n°158/PM/MSGG/02 relatif à l’acquisition de deux
véhicules d’un montant de 42 952 000 F sont entièrement réglés. Les différentes
retenues sont prélevées sur les mandats ayant servi au paiement de ces marchés.
I.6 .3 .2
- les bons de commande administratifs
Le
montant total des règlements s’élève à 77 186 034 F et les retenues afférentes
aux divers impôts et taxes ont été effectuées sur tous les mandats.
I.6 .3 – 3 - la formation
Les
mandats relatifs à la formation, soit 20 277 950 F, sont entièrement payés.
DIRECTION
GENERALE DES MARCHES PUBLICS
SITUATION
DES CREDITS PPTE EXERCICE 2002
|
Nature des dépenses
|
Crédits
ouverts
|
Dépenses
engagées
|
Paiements
|
|
Biens et services
|
95 706 000
|
68 374 175
|
68 374 175
|
|
Equipement
|
305 854 000
|
260 506 103
|
253 706 103
|
|
Total
|
401 560 000
|
328 880 178
|
322 080 278
|
I.7 - MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS ET DES
TRANSPORTS
Des crédits d’un montant de 3 155 388 000 F ont été
alloués au Ministère des Travaux Publics et des Transports dans le cadre du
budget additionnel 2002. Les engagements de la période s’élèvent à 147 105 972
F, soit un taux de 0,04%.
I.7 I – Analyse des
procédures
Au cours de la période considérée, deux (2) marchés ont
été passés et vingt six (26) BCA ont été émis.
I.7 I.1 – LES
MARCHES
Le marché n°37/TPT/DR/02, d’un montant de 1 278 195 665 F
a été attribué à la Société Nationale d’Entretien Routier (SNER à la suite de
l’appel d’offres ouvert n°2/TP¨THU/DR/DTE/02 portant sur les travaux
d’entretien périodique des routes en terre. L’ordre de service lui a été
notifié le 22 novembre 2002.
Le marché n°43/MTP/DR/02 du 18/02/03 ,
relatif au contrôle et à la surveillance des travaux du marché n°37
susmentionné qui a fait l’objet d’appel d’offres n°12/TPT/DR/03 a été attribué
au bureau d’études INGETEC pour un montant de 42 639 803 F. L’ordre de service
lui a été notifié le 25 février 2003.
Dans les deux cas, la procédure d’attribution des ces
marchés a satisfait aux normes légales.
I.7 I.2 – LES BONS
DE COMMANDES ADMINISTRATIFS
Vingt
six (26) BCA d’un montant de 147 105 972 F ont été émis pendant la période
allant du 19 septembre au 30 décembre 2002. Tous ces BCA avoisinent 10 000 000
F exception faite du BCA n°14 du 23 septembre 2002 dont le montant est de 9 047
260 F.
Les administrateurs des crédits ont procédé au
fractionnement qu’il faut vigoureusement combattre, notamment par une
rigoureuse application de l’arrêté n°234/MEF/02 du 7/08/2002 du Ministre des
Finances qui prescrit des instructions dans ce sens. (annexe n°14)
I.7 - 2 – EXAMEN DES LIVRAISONS
L’examen des procès-verbaux de réception a révélé que onze
(11) ordinateurs dont neuf (9) portables au prix unitaire moyen de 2 500 000 F, douze (12)
perforelieurs au prix unitaire moyen de
1 000 000 F, quatre (4) plates-formes pour pèse-essieux au prix unitaire moyen
de 4 900 000 F, huit (8) rampes de mise à niveau pour SAW 10 au prix moyen de 4
900 000 F, et deux (2) valises électroniques pour pèse-essieux valant
chacune 9 975 000 F ont presque tous été réceptionnés le 22 novembre 2002 à
l’exception des ordinateurs et des perforelieurs qui ont été livrés dans la
deuxième quinzaine du mois de décembre 2002.
Munie des procès-verbaux concernant la réception de ce
matériel, la Chambre des Comptes a procédé le 21juillet 2003 à une vérification
physique de la livraison. Le contrôle a révélé que :
-
les quatre (4) plates-formes, les huit (8) rampes de mise
à niveau, les deux (2) valises électroniques et les douze (12) perforelieurs se
trouvent entreposés au magasin ;
-
les ordinateurs PC et les portables ont été livrés et
affectés à différents services ;
-
la comptabilité matière est tenue.
Les commandes du matériel technique doivent été passées à
des maisons spécialisées. Ce qui n’est pas le cas pour le matériel ci-dessus
livré.
I.7 .3 - ANALYSE DES PAIEMENTS
Pour le compte du Ministère des Travaux Publics, le trésor
a procédé au paiement des bons de commande administratifs d’un montant de 147
105 972 F. Ce montant représente uniquement les BCA relatifs aux fournitures de bureau et divers matériels.
Les paiements ont été effectués dans le respect de la
procédure et les retenues de 4% ont été opérées sur toutes les factures.
Les
marchés n°37 et 43, initialement prévus au budget PPTE ont été entièrement
payés sur le bonus. Ce qui explique que les crédits PPTE sont restés presque
non engagés.
Il
faut souligner que les administrateurs des crédits au niveau du département des
Travaux Publics éprouvent beaucoup de difficultés pour la gestion du budget
additionnel qui englobe les fonds PPTE et le bonus pétrolier.
MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS
SITUATION DES CREDITS PPTE EXERCICE 2002
|
Nature dépenses
|
Crédits ouverts
|
Dépenses engagées
|
Paiements
|
|
Réfection
routes en terre
|
2 937 575 000
|
-
|
-
|
|
Equipements
|
217 813 000
|
147 105 972
|
147 105 972
|
|
Total
|
3 155 388 000
|
147 105 972
|
147 105 972
|
I.8
- MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE
Au titre
de l’exercice 2002, un crédit d’un montant de 2 387 842 000 F a été alloué au
Ministère de l’Education nationale dans le cadre du budget additionnel. Les
dépenses engagées s’élèvent à 3 040 914 931 F, soit un taux de 127,34 %.
I.8 - 1 –
Analyse des procédures
Deux (2)
marchés ont été passés, deux cent trente huit (238) BCA pour un montant total
de 2 290 840 247 Font été émis et une subvention d’un montant de 394 361 000 f
a été accordée.
I.8 - 1.1
– les marchés
L’analyse
des procédures des marchés n°62 et 67 concernant l’acquisition de véhicules et
la construction des salles de classes a été entièrement faite lors du précédent
audit.
Le
marché n°42 d’un montant de 145 916 986 Fa été passé sur appel d’offres. Il est
relatif à la construction de cinquante (50) salles de classes. La procédure
d’attribution de ce marché à l’entreprise CHOKOYANE est régulière et son
approbation est intervenue le 24 juin 2002.
Le marché
n°45 d’un montant de 127 194 646 F afférent à l’achat de matériels éducatifs a
été approuvé le 2 mai 2002 et notifié à la société EL DORADO le 18 septembre
2002.
s’agissant
d’un marché de gré à gré, l’on constate qu’il n’a pas reçu l’accord préalable
du président de la commission d’appel d’offre à la concurrence par une lettre
de dérogation. Ce qui constitue une entorse aux dispositions de l’article 30 du
code des marchés publics.
I.8 - 1.2
– les bons de commande administratifs
Deux cent
trente huit (238) BCA ont été émis au cours de la période pour un montant total
de 2 310 875 057 F. Ces crédits ont été engagés pour la commande de divers
matériels tels que les mobiliers, équipements et fournitures de bureau, manuels
scolaires et matériels didactiques. Ils ont également servi à la réfection des
salles de classe.
L’analyse
de la procédure d’émission des BCA fait ressortir que :
-
sur 239 BCA émis, 50 seulement l’ont été sur présentation
d’au moins trois (3) factures pro-forma ;
-
les fournitures, objet des commandes ne sont pas décrites
avec précision ; ce qui offre l’opportunité aux fournisseurs de s’adonner
à des livraisons approximatives et souvent non conformes ;
-
113 BCA d’un montant total de 1 073 446 493 F ont été
rejetés par les services du trésor chargés du traitement des titres de dépenses
pour non observation des dispositions de l’arrêté n°234/MEF/02 du 7/08/02 qui interdit le fractionnement des
montants.
-
la méthode du fractionnement persiste et tend même à
devenir la règle. Le tableau ci-dessous relatif aux BCA payés illustre cette
tendance.
Répartition des commandes en
fonction les besoins du Ministère d’après les BCA payés
|
Nature des besoins
|
Nbre
BCA
|
Montant
|
%
|
|
Fournitures scolaires
|
51
|
521 943 607
|
42,16%
|
|
Fournitures de bureau
|
35
|
334 041 937
|
27%
|
|
Matériel et fournitures informatiques
|
20
|
193 091 765
|
16%
|
|
Matériel de bureau
|
15
|
149 482 512
|
12%
|
|
Matériel pour réfection bâtiment
|
3
|
29 283 700
|
2,26%
|
|
Groupe électrogène
|
1
|
9 996 000
|
0,8%
|
|
total
|
126
|
1 237 428 564
|
|
Si le code des marchés publics avait été appliqué,
l’acquisition de ces fournitures devrait faire l’objet d’attribution de quatre
(4) marchés après appels d’offres ouverts à l’avantage du Ministère.
L’administrateur des crédits a préféré passer ces commandes par BCA et a
procédé au fractionnement ainsi qu’il suit :
- 521 943 607 f
destinés à l’achat des fournitures scolaires en cinquante un (51) BCA dont 3 à
5 sont attribués à un même fournisseur ;
- 334 041 937 f destinés à l’achat des
fournitures de bureau en trente cinq (35) BCA dont 3 à 6 sont attribués à un
même fournisseur ;
-
193 091 765 f
destinés à l’achat des matériels et fournitures informatiques en vingt (20) BCA
attribués à neuf (9) fournisseurs dont deux (2) sont bénéficiaires de cinq (5)
BCA chacun ;
-
149 482 512 f
destinés à l‘achat des matériels de bureau en quinze (15) BCA dont quatre (4)
sont attribués à M. Mahamat Moussa Issa ;
- 29 283
700 f destinés à la réfection des bâtiments en trois (3) dont deux (2) sont
attribués à KOSSEIMI.
I.8 - 1.3
– subvention
Une
subvention d’un montant de 394 361 000 f a été virée au compte 450/15 ouvert au
trésor par arrêté n°280/MEF/DG/DTCP en date du 24 octobre 2002 et intitulé
« comité de versement des subventions aux associations des parents
d’élèves » (CVSAPE).
I.8 - 2 -
Analyse des livraisons
I.8 - 2.1
– les marchés
En ce qui
concerne le marché n°45 relatif à l’achat de matériels éducatifs, l’article 4
prévoit que la livraison doit intervenir 45 jours à partir de la notification
du marché.
La
livraison effective est intervenue le 2 octobre 2002, soit 16 jours avant
l’expiration du délai contractuel et a été matérialisée par l’établissement
d’un procès-verbal de réception.
Les
procès-verbaux de réceptions provisoires joints au dossier, tout comme
l’attestation de bonne fin d’exécution délivrée le 23 août 2002 par la
Direction Générale de l’Education Nationale à l’entreprise ECGH, permettent de
certifier que les travaux de construction des salles de classe, objet du marché
n°67, ont été bien exécutés jusqu’à leur livraison .
Le marché
n°62 relatif à la livraison, de deux (2) véhicules toyota Hilux a été notifié à
l’Etablissement CNCG le 18 février 2002. Il résulte de l’article 4 dudit
contrat que la livraison doit intervenir dans un délai de 90 jours à compter de
la date sus-indiquée. Celle-ci étant intervenue le 4 juillet 2002, un retard de
45 jours a été accusé. Si l’on se réfère à l’article 10 du contrat prévoyant
des pénalités de 1/1000ème, l’entreprise CNCG est redevable à l’Etat
d’une somme de 2 520 000 F.
Aux
termes de l’article 4 du marché n°42 concernant la construction de 50 salles de
classe, le délai d’exécution des travaux est fixé à 4 mois à compter de la
délivrance de l’ordre de service. Celle-ci a été établie le 26 janvier 2003 et
les réceptions provisoires ont eu lieu les 4, 5 et 8 juillet 2003.
Si l’on
se réfère à la correspondance datée du 25 mai 2003 par laquelle le Directeur
Général de CHOKOYANE sollicitait du Ministère la réception provisoire des
travaux, l’on peut affirmer que le délai a été respecté. Le retard constaté est
imputable à l’Administration.
I.8 - 2.2
- LES BCA
Munie
d’un échantillon de procès-verbaux de réception, la Chambre des Comptes s’est
rendue dans le magasin central du Ministère de l’Education Nationale en vue de
s’assurer de l’effectivité des livraisons. Si elle a bien constaté que les
entrées et les sorties du matériel font systématiquement l’objet
d’enregistrement, elle voudrait néanmoins faire observer :
-
qu’il y a entre le point de départ du magasin central et
la livraison dans les services bénéficiaires, un taux de perte fort élevé de
matériel ;
-
que le stockage de toutes les fournitures dans un seul
magasin central entraîne une difficulté pour le contrôle des livraisons
effectives car il est difficile de distinguer les fournitures et matériels
acquis sur fonds PPTE de ceux provenant d’autres sources de financement ( Union
Européenne, Budget Etat, etc.) ;
-
qu’il est difficile d’apprécier la conformité entre
matériel commandé et celui livré du fait de l’imprécision dans la spécification
des caractéristiques dans les BCA.
I.8 - 3 – Analyse
des paiements.
Un montant de 1 967 468 438 F a été décaissé pour divers
paiements.
|
Paiements
|
Montant
|
|
Marchés
BCA
subvention
|
335 678
874
1 237 428 564
394 361
000
|
|
total
|
1 967
468 438
|
I.8 - 3.1 – Les marchés
les marchés n°42, 45 et 62 ont été entièrement payés. Les
retenues de 10% de garantie d’un montant de 17 950 226 F concernant le marché
n°67 ont été payés à l’entreprise ECGH le 29/04/03 . Ce qui est contraire à la
réglementation en vigueur qui prévoit qu’il ne peut s’effectuer qu’une année
après la réception des ouvrages intervenue en l’espèce le 23 août 2002.
I.8. 3.2 – LES BCA
Cent vingt six (126) BCA totalisant 1 237 428 564 F ont
été entièrement réglés aux différents fournisseurs. Il s’agit des BCA relatifs
aux fournitures scolaires, aux mobiliers et divers équipements.
Les retenues au titre des IRPP et TVA ont été effectués
sur tous les mandats de paiement. Cependant, un grand nombre de BCA d’un
montant de 1 073 446 493 F ont été rejetés par le trésor pour manque de crédit
ou pour cause de fractionnement. Au Ministère de l’Education Nationale. Ces
rejets se trouvent présentement
I.8 - 3.3 – la subvention
Une somme de 328 200 000 F a servi au paiement des primes
des enseignants repartis conformément au tableau ci-après.
Etat détaillé des subventions versées
|
Département
|
Nbre
contrat
|
Nbre
mois
|
Montant
mois
|
Montant
total
|
|
Assongha
|
28
|
12
|
25 000
|
8 400 000
|
|
Baguirmi
|
31
|
12
|
25 000
|
9 300 000
|
|
Bahr el
gazal
|
19
|
12
|
25 000
|
5 700 000
|
|
Bahr koh
|
45
|
12
|
25 000
|
13 500 000
|
|
Baha est
|
15
|
12
|
25 000
|
4 500 000
|
|
Batha ouest
|
44
|
12
|
25 000
|
13 200 000
|
|
Biltine
|
31
|
12
|
25 000
|
9 300 000
|
|
C. Ndjamena
|
6
|
12
|
25 000
|
1 800 000
|
|
Dababa
|
25
|
12
|
25 000
|
7 500 000
|
|
Guera
|
75
|
12
|
25 000
|
22 500 000
|
|
Hadjer lamis
|
63
|
12
|
25 000
|
18 900 000
|
|
Kabbia
|
51
|
12
|
25 000
|
15 300 000
|
|
Kanem
|
51
|
12
|
25 000
|
15 300 000
|
|
Lac
|
32
|
12
|
25 000
|
9 600
000
|
|
Lac iro
|
35
|
12
|
25 000
|
10 500
000
|
|
Logone
occid
|
56
|
12
|
25 000
|
16 800
000
|
|
Logone
orient
|
59
|
12
|
25 000
|
17 700
000
|
|
Mandoul
|
97
|
12
|
25 000
|
29 100
000
|
|
Mayo
boneye
|
37
|
12
|
25 000
|
11 100 000
|
|
Mayo dallah
|
79
|
12
|
25 000
|
23 700 000
|
|
Monts de lam
|
36
|
12
|
25 000
|
10 800 000
|
|
Ouaddai
|
45
|
12
|
25 000
|
13 500 000
|
|
Salamat
|
29
|
12
|
25 000
|
8 700 000
|
|
Sila
|
30
|
12
|
25 000
|
9 000 000
|
|
Tandjilé est
|
34
|
12
|
25 000
|
10 200 000
|
|
Tandjilé ouest
|
41
|
12
|
25 000
|
12 300 000
|
|
total
|
1094
|
12
|
25 000
|
328 200 000
|
N.B. : l’arrêté
accordant la subvention a prévu la prise en charge de 1095 APE. Il se
trouve que lors du paiement il n’y avait que 1094 APE. La différence provient
de ce que l’APE de DANDI est prise en charge deux fois.
Par ailleurs, un montant de 46 797 475 F a été payé en
règlement des différentes dépenses au profit du Comité chargé de payement dans
les provinces. Il s’agit des frais relatifs à la location des véhicules, à
l’achat du carburant, de divers fournitures et matériels et aux missions.
Un solde de 19 102 525 f reste disponible au trésor.
MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE
SITUATION DES CREDITS PPTE
|
Nature
dépenses
|
Crédits
ouverts
|
Dépenses
engagées
|
Paiements
|
|
Biens
et services
|
918 477
000
|
2 310
875 057
|
1 237 428
564
|
|
Equipement
investissement
|
1 075
004 000
|
335 678
874
|
335 678
874
|
|
Contribution
subvention
|
394 361
000
|
394 361
000
|
394 361
000
|
|
Total
|
2 387
842 000
|
3 040
914 931
|
1 967
468 438
|
La
Chambre des Comptes constate un important dépassement de la ligne des crédits
destinée à l’acquisition des biens et services, soit 1 392 398 057 F en
engagement et 328 951 654 F en paiement. Cette situation illustre le peu de
respect que l’administrateur des crédits du Ministère de l’Education Nationale
accorde à l’application des textes en vigueur, notamment du code des marchés
publics, du régime financier et comptable, de l’arrêté n°243/MEF/02 du 7/08/02
et de la note circulaire n°43/MEF/CAB du 17/12/02.
En agissant de la sorte, l’administrateur des
crédits du ministère de l’Education Nationale a commis une faute de gestion
passible des sanctions disciplinaires et financières prévues par l’ordonnance
n°21/F du 28/06/62
I.8.4.1 – observations générales
D’une
manière générale, la pratique du fractionnement de marchés en BCA par les
administrateurs des crédits présente de nombreux inconvénients pour le
fonctionnement du Ministère de l’Education Nationale.
Il y a
tout d’abord la difficulté d’organiser les rentrées scolaires dans de bonne
conditions.
La livraison
en petites quantité des fournitures commandés au moyen des BCA ne suffit pas à
couvrir les besoins minimum des délégations de l’éducation nationale (paquet
minimum) pour la rentrée scolaire ; ce qui n’est pas le cas pour les
marchés où les commandes sont plus importantes et groupées.
Par
ailleurs les fournisseurs n’étant pas tenus par un délai
contractuel livrent leurs commandes à des périodes inopportunes sans tenir
compte du calendrier scolaire ; alors qu‘en exécution des marchés
attribués après appel d’offre les quantités sont en principe livrées dans le
respect des délais pour éviter d’en courir les pénalités de retard.
Il y a
ensuite l’absence de préoccupation d’efficacité, d’efficience et d’économie
dans l’utilisation des ressources.
Le
constat est que, les prix proposés par les fournisseurs à l’administrateur des
crédits sont plus élevés par rapport au prix des marchés attribués après appel
d’offres ; les administrateurs commandent par BCA des fournitures qui ne
paraissent pas d’une utilité essentielle pour les services de l’éducation
(chaux, sacs d’écolier, etc.) qui restent en souffrance au magasin, constituant
de ce fait un gaspillage des ressources ; on note par ailleurs un taux
élevé des pertes des fournitures au cours de leur acheminement entre le magasin central de stockage et les
services des provinces bénéficiaires ;
Il y a
aussi la facilité de contournement de la législation.
Les
administrateurs des crédits et les services de contrôle à priori contournent
plus facilement le respect des procédures édictées par les lois et textes en
vigueur par voie de BCA que celles des marchés publics.
Il y a
également la difficulté de contrôle de l’effectivité des livraisons.
Le
stockage de toutes les fournitures dans un seul magasin central entraîne une difficulté
pour le contrôle des livraisons effectives car il est difficile de distinguer
les fournitures et matériels acquises sur fonds PPTE de ceux provenant d’autres
sources de financement.
Il y a
enfin l’impunité
des administrateur des crédits.
Les procédures des sanctions financières et
disciplinaires pour faute de gestion ou négligence telles que l’engagement des
dépenses supérieures à la ligne des crédits, le non respect du code des marchés
publics, des dispositions du régime financier de l’arrêté n°234/MEF/02 du
Ministre des Finances ne peuvent être mises en œuvre sans que ne soit rendue
fonctionnelle la cour de discipline budgétaire.
I.8.4.2 - les BCA
rejetés
L’arrêté
n°234/MEF/02 du 7/08/02 dispose en son article 1er
qu’ « en application du code des marchés publics (article 1 nouveau
du décret n°337/PR/PM/2001), l’ensemble des BCA attribués sur une même ligne
et/ou accordés à un même fournisseur ne doivent pas excéder 10 000 000 F pour
un même trimestre ».
En
exécution de cet arrêté, les services du trésor en charge du traitement des
titres de dépenses ont rejeté un ensemble de 113 BCA d’un montant de total de 1
073 446 493.
Cette
situation aurait pu être évitée si les agents des autres Directions du circuit
des visas, la DCF ainsi que celle de
l’Ordonnancement s’étaient acquittés de leur obligation avec professionnalisme.
Ce manquement qui a eu pour conséquence la livraison des fournitures et leur
réception, incombe à l’Administration financière de s’acquitter de son
obligation de paiement en désintéressant les fournisseurs.
Il y a
par ailleurs un faute de gestion imputable à l’administrateur des crédits du
Ministère de l’Education Nationale pour fractionnement et dépassement des
crédits ouverts.
I.9
- LE MINISTERE DE L’ACTION SOCIALE ET DE LA FAMILLE
Le
Ministère de l’Action Sociale et de la Famille a bénéficié d’une enveloppe de 1
343 966 000 F dans le cadre du budget additionnel 2002. Les engagements de la
période s’élèvent à 425 933 135 F, soit 31,69 %.
I.9 -I - Analyse des procédures
Trois (3)
contrats de formation ont été signés
pour un montant de 369 761 300 F et six (6) BCA ont été émis pour 56 171
835 F. Par contre aucun marché n’a été engagé sur les fonds PPTE.
I.9 -1 – 1. Les contrats de formation
La
signature de trois (3) contrats de prestation de services intervenue entre
l’ENAM et le Ministère des Affaires Sociales en vue de la formation de ses
agents est obtenue régulièrement suite au choix de cette institution de
formation de la place parmi d’autres. Il s’agit des contrat du 30/07/02 pour un
montant de 106 341 000 F portant sur les activités génératrices de revenus,
celui du 4/10/02 pour un montant de 154 800 000 F relatif à la formation des
agents sociaux niveau 1 et 2, et un troisième destiné à la mise à niveau des
agents sociaux pour un montant de 105 105 000 F. Enfin une bourse de formation
de deux ans a été octroyée à un agent du Ministère
I.9 -1.2 LES BCA
L’attribution
de tous les BCA est faite sans respect de la procédure en vigueur.
L’administrateur
des crédits a procédé au fractionnement des montants pour échapper à la
procédure des marchés en ce qui concerne les BCA n° 64 et n° 115 et n’a pas
fait jouer la concurrence.
I.9 -2–
ANALYSE DES LIVRAISONS
I.9 -2.1
- LA FORMATION
Le rapport de suivi
du Ministère de l’Action Sociale et de la Famille indique que 225 agents
sociaux et 134 femmes ont reçu une formation à l’ENAM, à l’INADES-Formation et
à Koumra.
A l’ENAM, la formation des agents sociaux a porté sur
l’administration générale et la gestion des ressources humaines, les techniques
de communication, la rédaction administrative, la gestion financière, la
politique sociale, les enjeux et perspectives du Ministère et le cycle des
projets. A l’INADES elle a été axée sur la stratégie des acteurs de développement,
la gestion des projets de développement, la gestion des conflits, les
techniques de gestion financière et l’auto promotion rurale.
Dans le cadre de la formation en activités génératrice des
revenus, 134 femmes se sont familiarisées aux techniques de fabrication, de
transformation, de conservation et de commercialisation des produits locaux.
Les thèmes tels que la technique de garderie, entretien et
la mise en éveil des enfants qui
figurent dans le contrat n’ont pas été dispensés.
L’ENAM n’a justifié que de l’utilisation de la somme de
154 409 600 F correspondant à la formation des agents sociaux niveau 1 et 2.
L’administrateur des crédits doit rendre compte de l’utilisation des fonds
restants, soit la somme de 211 836 400 F.
I.9 -2.2 - LES BCA
Une contrôle effectuée au magasin général du Ministère de
l’Action Sociale et de la Famille a permis de constater que la plupart des
matériels commandés ont été effectivement réceptionnés et mis à la disposition
des différentes Directions et centres sociaux à travers tout le territoire. Il
s’agit des motocyclettes, des réfrigérateurs et d’un groupe électrogène. Cette
observation a été rendue possible grâce aux bordereaux d’entrée et de sorties
tenus au magasin général.
La
réfection du magasin, objet du BCA n°183, est effective.
I.9 -3 - ANALYSE DES PAIEMENTS
Au titre
des reliquats du budget PPTE exercice 2002, le trésor a payé une somme de
quatre cent vingt cinq millions neuf cent trente trois mille cent trente cinq
(425 933 135 F) en règlement des bons de commande administratifs et des frais
de formation.
I.9 –3.1
- LES BCA
Six (6)
BCA ont été engagés et payés totalement pour un montant de cinquante six
millions cent soixante onze mille huit cent trente cinq (56 171 835 F). Les
procédures de payement ont été respectées notamment les prélèvement des 4%
au titre de l’IRPP et les 18% de TVA.
I.9 -3 – 2 -LA FORMATION
Un
montant de trois cent soixante neuf millions sept cent soixante un mille trois
cent (369 761 300 F) a été payé pour le compte
du Ministère de l’Action sociale pour la formation et le
perfectionnement de ses agents à l’extérieur et à l’intérieur du Tchad.
Dans ce cadre, un agent des affaires sociales a bénéficié
d’une bourse formation de deux (2) ans à Abidjan pour un coût de 3 515 300 F.
L’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature a
encaissé également une somme de 366 246 000 F pour la formation des agents de
ce Ministère.
MINSTERE
DES AFFAIRES SOCIALES ET DE LA FAMILLE
SITUATION
DES CREDITS PPTE DU 15/05 AU 31/12/02
|
Nature
dépenses
|
Crédits
ouverts
|
Crédits
Engagés
|
Paiements
|
|
Biens et
Services
|
925 337 000
|
425 933 135
|
425 933 135
|
|
Equipements
Investissements
|
418 629
000
|
-
|
-
|
|
Total
|
1 343 966 000
|
425 933 135
|
425 933 135
|
I.
10 - MINISTERE DE LA JUSTICE
Un crédit
d’un montant de 1 059 306 000 F est alloué au Ministère de la Justice dans le
cadre du budget additionnel 2002. Un montant de 716 150 178 F a été engagé,
soit 67,60 %.
I. 10 - I - Analyse des
procédures
Deux
marchés (2) et un (1) contrat ont été signés pour un montant de 473 650 672 F, vingt trois (23)
BCA ont été émis pour un montant de 175 314 306 F et une enveloppe d’un
montant de 67 185 200 F a été accordée au titre de la formation.
I. 10 - 1 – 1. Les
MARCHES
Le marché
n°001/MJ/DG/DAP du 14/06/02 relatif à la réfection de la maison d’arrêt de SARH
d’un montant de 56 966 147 f est attribué à SOCOBAT après une consultation
restreinte pour un délai d’exécution de 75 jours à compter du 10/08/02 date de
la notification de l’ordre de service à l’entreprise.
le
marché n°03/MJ/DG/02 du 30/08/02 relatif à la construction des tribunaux de
commerce de Ndjamena et de Bongor d’un montant de 375 416 975 f est attribué à
l’entreprise ECGH après appel d’offres ouvert pour un délai d’exécution des
travaux de 7 mois à compter du 7/07/02 date de la notification de l’ordre de
service.
Le
contrat 82/02 relatif aux études architecturales et techniques, au contrôle et
le suivi des travaux de construction des tribunaux de commerce de Ndjamena et
Bongor, d’un montant de 41 267 550 f est attribué au bureau d’études ATAUD pour
un délai d’exécution de 210 jours depuis les études préliminaires jusqu’à la
réception définitive.
I. 10 - 1
– 2. Les BCA
Les
dépenses engagées au titre des BCA s’élèvent à 175 314 306 f. Les
procédures d’engagement de ces dépenses n’ont pas été respectées.
L’administrateur
des crédits du Ministère de la Justice a procédé au fractionnement pour
contourner la procédure des marchés publics :
- un
montant de 64 587 380 F destiné à l’acquisition du matériel et des fournitures
informatiques est fractionné en 16 BCA attribués à 9 fournisseurs ;
- une
somme de 27 947 000 F destinée à l’achat
des matériaux de construction, est fractionnée en 3 BCA attribués à 3
fournisseurs ;
- un
montant de 19 097 680 F relatif au matériel de bureau, est fractionnés en 3 BCA
attribués à un seul fournisseur.
L’administrateur
des crédits n’a pas fait jouer la concurrence pour passer les commandes aux
fournisseurs :
- la moitié des BCA a été attribuée au vu
d’une seule facture pro forma ;
- un
quart des BCA a été signé sans facture pro forma ;
L’administrateur des crédits du Ministère
de la Justice a commis une faute de gestion passible des sanctions prévues par
l’ordonnance 21/F du 28/06/62.
I. 10 - I
– 3. FORMATION
Dans le
cadre du renforcement des capacités, un contrat de formation a été
régulièrement conclu entre le département de la Justice et l’ENAM. Des
bourses d’études, des frais de transport
et de participation à un séminaire ont été accordés. Une enveloppe d’un montant
de 67 185 200 f a été utilisée pour former le personnel au niveau local à
l’ENAM et à l’extérieur (TOGO, MAROC, COTE D’IVOIRE).
I. 10 -2
– . ANALYSE DES LIVRAISONS
I. 10 -2
– 1 - LES MARCHES
Les
travaux de réfection de la maison d’arrêt de Sarh, objet du marché
n°001/MJ/DG/DAP du 14/06/02ne sont pas terminés alors que le délai contractuel
d’exécution des travaux est arrivé à expiration le 31/12/02.
En
application de l’article 10 du marché, le montant des pénalités de retard
s’élève à 7 690 429 F. Etant donné que ce montant excède le 5 % du montant
contractuel du marché l’Administration est en droit de procéder à sa
résiliation.
En ce qui
concerne le marché n°03/MJ/DG/02 du 30/08/02, les constructions des tribunaux
de commerce de Ndjamena et Bongor ne sont pas également terminés.
Il y a
un retard par rapport au délai de livraison qui a expiré le 7/02/03.Les
pénalités de retard se chiffrent à 33 787 527 en application de l’article 12 du
contrat. Ce montant étant supérieur à 5 % du montant contractuel,
l’Administration peut également procéder à la résiliation dudit marché.
Pour ce
qui est du contrat 82/02, la fin de la phase des études est consacrée par le
lancement du dossier d’appel d’offres relatif au marché n°3 susmentionné.
Quant à
la phase contrôle et suivi des travaux, elle n’est pas terminée car liée au
rythme d’avancement des travaux.
I. 10 - 2 – 2 LES BCA
La
Chambre des Comptes constate que :
- les
matériels et fournitures commandés sont effectivement réceptionnés et affectés
aux différentes juridictions et services par une commission mise en place à ce
effet ;
- le
moulin commandé pour la maison d ‘arrêt de Ndjamena se trouve au magasin.
Il n’a pas été installé et la maison d’arrêt continue à faire moudre les
céréales au quartier ;
- la
réception provisoire de la réfection de la maison d’arrêt de BEBEDJA n’a pas eu
lieu car les travaux n’ont pas été exécutés conformément aux normes requises.
- Le mur et le magasin de la maison d’arrêt de Ndjamena qui
ont été réfectionnés ont été réceptionnés.
La
Chambre des Comptes relève qu’il y a de la complaisance lors de la signature
des procès-verbaux de réception.
A ce
égard, un (1) procès-verbal a été signé
à la même date que le BCA correspondant, ce qui est matériellement impossible.
Il s’agit des PV n°20 du 13/06/2000 pour réceptionner à Bebedja les matériaux
de construction commandés suivant le BCA n°84 du 13/06/02. (Annexe n°15)
Enfin,
les commandes passées suivant les BCA n°86 et 87 du 13/06/02 ont été
réceptionnées sans procès-verbal de réception.
Ces
fautes de gestion des administrateurs des crédits et autres contrôleurs sont
passibles de sanctions prévues par
l’ordonnance n°21/F du 28/06/62 dont
l’application relève de la compétence de la cour de discipline budgétaire qui
n’est toujours pas opérationnelle.
I. 10 –2 - 3 -
FORMATION
Le recrutement de vingt juges de paix et vingt attachés
d’administration de greffe a été organisé et leur formation est en cours pour
un montant global est de 50 400 000 F.
Les
bourses de formation des étudiants effectivement envoyés à l’Ecole de
Magistrature au Togo et au Maroc, les
frais de transport et de soutenance des mémoires ont été engagés pour un
montant de 14 661 200 F. La soutenance des mémoires a été délocalisée à
Ndjamena.
Un agent
du Ministère de la Justice a participé au séminaire de perfectionnement
organisé par l’institut de Management d’Abidjan (I.M.A) pour un coût de 2 124
000 F.
I. 10 -3 – ANALYSE DES
PAIEMENTS
Le trésor
public a décaissé au profit des divers créanciers de la Justice une somme de
486 020 452 Fdont1 175 314 306 F au titre des BCA, 67 185 700 F pour la
formation et 243 520 446 F pour les
marchés.
I. 10 -3
.1 – LES MARCHES
Au titre
des marchés deux cents quarante trois millions cinq cents vingt mille quatre
cent quarante six (243 520 446 F) sont
payés pour honorer les marchés n°01,03, et le contrat 82.
Une
avance de démarrage d’un montant de 22 786 458 F a été accordée en exécution du
marché 01 relatif aux travaux de réfection de la maison d’arrêt de SARH. La
dépense a été payée avec toutes les pièces afférentes (certificat de paiement,
décompte, garantie bancaire etc.). Les retenues de 18 % de TVA, soit 4 101 562
n’ont cependant pas été opérées. Le remboursement de cette somme s’impose
Une
avance de démarrage d’un montant de 112 625 095 F a été payée en ce qui
concerne le marché 003 /MJ/DG/02 relatif à la construction des tribunaux
de commerce de Bongor et de Ndjamena. De même le premier décompte de ce marché a
été payé pour un montant de 75 691 743 F.
Enfin
s’agissant du contrat n°82/2002 relatif aux travaux de suivi du marché
03/MJ/DG02 une somme de 32 417 150 F a
été réglée.
I. 10 -3
.2 - LES BCA
Une
somme de 175 314 306 F a été déboursée en règlement de 25 BCA. Ce paiement
correspond à la livraison des fournitures de bureau, matériels et autres
équipements. Toutes les retenues ont été opérées sur les BCA.
Les BCA
86 et 87 sont payés suivant le bordereau n°35032 sans production d’un procès-verbal de réception
qui est une pièce maîtresse exigée avant tout paiement.
Il
s’agit là d’une faute de gestion imputable à tous les niveaux des services de
contrôle notamment la DCFE, l’Ordonnancement et le service de la dépense du
trésor.
I. 10 -3
.3 - FORMATION
En matière de formation, le règlement effectué
aux différentes écoles, soit 67 185 700 f sont supérieures par rapport au
crédit ouvert qui sont de 66 258 700 F, soit une différence de 927 700 F. Ce
dépassement trouve son explication dans l’absence de la tenue de la
comptabilité administratives.
AU
MINISTERE DE LA JUSTICE
SITUATION
DES CREDITS PPTE AU 31/12/02
|
Rubrique
|
Crédits
ouverts
|
Dépenses
engagées
|
Paiements
|
|
Biens
et matériels
|
88 343
000
|
1 653
000
|
1 653
000
|
|
Dépenses
de service
|
66 258
000
|
67 185
700
|
67 185
700
|
|
Equipements
investissements
|
904 705
000
|
647 311
478
|
417 181
752
|
|
total
|
1 059
306 000
|
716 150
178
|
486 020
452
|
I-11 MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT ET DE L’EAU
Au titre
du budget additionnel, le Ministère de
l’Environnement et de l’Eau a
bénéficié d’une allocation des crédits à
hauteur de 1 292 699 000 F pour l’exercice 2002. Les engagements s’élèvent à
867 760 797 F, soit 67,12 % .
I-11.1 ANALYSE DES
PROCEDURES
Dans le
cadre de l’exécution de l’assistance intérimaire 2002 qui lui a été allouée, le
ministère a eu à passer neuf (9) marchés et à émettre vingt deux (22) bons de
commande administratifs pour :
-
la réalisation de divers point d’eau ;
-
l’achat de carburant et lubrifiant ;
-
l’achat de divers matériels, mobiliers et fournitures de
bureau.
Un compte
d’un montant de 51 009 275 F a été ouvert au niveau du trésor pour le
financement des projets :
-
Encadrement des Agents du Développement Rural ( E.A.D.R. ) ;
- Entretien du
Réseau Agro- météorologique et Hydrologique ( E.R.A.H.)
I-11.1.1 LES MARCHES
Neuf (9)
marchés ont été conclus avec plusieurs entreprises dont six (6) pour la
construction des points d’eau et trois (3) pour divers matériels, mobiliers,
consommables, carburants et lubrifiants.
LES
MARCHES DES TRAVAUX
Le marché
n°526/MF a fait l’objet d’une consultation restreinte et attribué à la Société
Tchadienne d’hydraulique (STH). Il concerne la réalisation de six (6) forages à
Mbaïkoro, Djedda et Liwa. Son montant est de 149 102 245 F. Il a été approuvé
le 31/12/2001 et notifié à la STH le 4/02/02.
Le marché
n°577/MF, pour un montant de 263 691 361 F a été passé à la suite d’une consultation restreinte entre le
Ministère l’Environnement et de l’Eau et la société EFORCO , en vue de la
construction de huit (8) forages dans le Ouaddaï. Il a été approuvé le 11/04/02
et notifié le 15/04/02.
Le marché
n°525/MF a pour objet les constructions d‘adductions d’eau à Mbaïkoro pour 165
487 315 F et à Djedda pour 163 198 783 F ; le mode de passation du marché est
la consultation restreinte ; il a été approuvé le 31/12/01 et notifié à
l’entreprise attributaire SEEMTY le 7/02/02.
Le marché
n°527/MF est attribué à la société SEMOH suite à une consultation restreinte
pour la réalisation d’une adduction d’eau à Liwa pour une valeur de 159 999
091F. Il a été approuvé le 31/12/01 et notifié à l’attributaire le
7/02/02 .
L’examen
de la procédure de passation de ces quatre marchés a fait l’objet d’une analyse
lors du précèdent audit.
Le marché
n°589/MF passé de gré à gré et attribué à la société AL HIBRAH en vue de la
réalisation d’une adduction d’eau à RIG-RIG pour un montant de 249 815 000 F a été approuvé le 2/05/02 et
notifié le 20/05/02.
Le marché
n°590/MF est attribué après gré à gré à la société SEEMTY pour la réalisation
d’une adduction d’eau à Bodo pour un montant de 229 999 060 F. L’approbation a
eu lieu 2/05/02 et la notification est intervenue le 22/05/02 .
La
régularité de la procédure de passation de ces deux marchés par gré à gré est
attestée par la lettre de dérogation n° 432/PM/CAB du 8 avril 2002.
LES
MARCHES DE FOURNITURES
A la
suite d’une consultation restreinte pour l’acquisition de divers matériels et
fournitures au profit de la direction des ressources en eau et de la
météorologie, cinq entreprises à savoir, Quincaillerie Chouada, Sauvagine,
Darassalam, Time Square, Ets Le Peuple, ont soumissionné.
Lors de
sa réunion du 10/12/01, la CAC a entériné les propositions d’attribution faites par la sous commission
technique le 5/12/01 et qui se présentent comme suit :
-QUINCAILLERIE
CHOUADA (lots 1, 3 et 4 ) ;
-SAUVAGINE (lot 2 ) ;
-DARASSALAM (lot 5).
Sur ces
cinq marchés, trois ont été approuvés le 19/7/02 et notifiés à la Quincaillerie
Chouada (lots 1et 3) le 5/11/02 et à l’Ets DARASSALAM (lot 5) le 5/8/02.
Les deux autres sont encore dans le circuit d’approbation.
I-11.1.2–
LES BCA
Le
Ministère de l’Environnement et de l’Eau à eu recours à vingt et deux (24) BCA pour l’achat de divers matériels,
mobiliers, fournitures, pièces détachées, équipement et produits spécifiques
pour un total de 209 020 411 F. L’exigence de trois factures pro forma n’est
pas strictement suivie. Par ailleurs la particularité et la spécificité de
certaines commandes dont les montants avoisinent les dix millions auraient
exigé que l’on eut recours à un appel d’offres.
I-11.1.3 Le
financement de deux projets E.A.D.R. et E.R.A.H.
En vue de
financer le projet Encadrement des Agents du Développement Rural (E.A.D.R.) et
le projet Entretien du Réseau Agro-météorologique et Hydrologique (E.R.A.H.),
le Ministère de l’Environnement et de l’Eau a sollicité que l’enveloppe
budgétaire prévue pour ce genre d’activités dans l’assistance intérimaire 2002
lui soit virée dans un compte ouvert dans une banque de la place. En réponse,
il lui a été proposé l’ouverture d’un compte dans les livres du T.P.G.sous le
n°450/16. Les montants engagés sont de 34 831 275 F pour le projet E.R.A.H. et
16 178 000 F pour le projet E.A.D.R.
I-11.2 ANALYSE DES LIVRAISONS
I-11.2.1
LES MARCHES
A défaut
de vérification sur le terrain qui se fera ultérieurement, le contrôle sur
pièces fait ressortir la situation suivante.
Le marché
n° 525 dont l’objet est la réalisation de deux mini adduction d’eau à Mbaïkoro
et Djedda, pour lequel une avance de démarrage d’un montant de 98 605 830 a été
versée le 18/11/02, les travaux sont réalisés à hauteur de 80 %. Le montant
des pénalités est de 39 911 120 F( article 28 du marché). (seuls les forages de
Mbaïkoro ont été réceptionnés le 15/06/03).
Les
forages, objet du marché n°526 ont été réceptionnés respectivement les 4 et 8
juillet 2002 en ce qui concerne ceux de LIWA, les 28 et 30 juillet quant à ceux
de Djedda, et enfin les 30 juillet et 3 août 2002 concernant ceux de Mbaïkoro. En
application de l’article 18 du marché le montant des pénalités s’élève à 8 914
500 F.
Le marché
n°577/MF du 15/04/02, ayant pour objet la réalisation de huit (8) forages
productifs, pour lequel une avance de démarrage d’un montant de 65 087 550 F
lui a été consentie le 12/11/02, a été exécuté à hauteur de 35 %. Le montant
des pénalités de retard est de 51 419 814 F (article 18 du marché).
Le marché
n°589, relatif à la réalisation d’une adduction d’eau à Rig-Rig , à été
réceptionnée le 15/0603, soit avec un retard de sept (7) mois. Le montant
des pénalités de retard est de 47 464 878 F en application de l’article 28
dudit marché.
Le
marché n° 590, relatif à la réalisation d’une adduction d’eau à BODO, pour
lequel une avance de démarrage d’un montant de 114 999 530 F a été versée le
18/12/02, a fait l’objet d’une réception le 26/05/03. retard ?
Quant au
marché n° 527, pour lequel une avance de démarrage d’un montant de 47 989 727 F
a été versée à l’entreprise SEMOH le 24/12/02, les travaux n’ont pas à ce
jour connu un début d’exécution.
Par
rapport aux doutes émis au niveau du Ministère de l’Elevage quant à la capacité
technique de l’entreprise SEMOH à exécuter des marchés des travaux, il est peu
probable qu’elle puisse commencer et mener à bonne fin l’exécution de ce
marché. Aussi la Chambre des Comptes recommande –t-elle la résiliation pure et
simple du marché et le remboursement intégral de l’avance de démarrage qui lui
a été consentie.
Enfin,
les fournitures de bureau, de carburant et lubrifiant ,objet des marchés n°
656, 659 datés du 19/07/02 ont été réceptionnés suivant procès-verbal sans n°
du 27/01/03 et celles du marché 655 ont été réceptionnés suivant procès-verbal
n° 234 du 21/08/2. les délais sont-ils respectés ?
I-11.2.2 LES BCA
La
Chambre des Comptes a effectué un contrôle physique dans les magasins du
Ministère respectivement les 31/07 et 7/08/03.
Sur les BCA pris comme échantillon, elle a
constaté que toutes les livraisons ont été effectuées. La plupart des matériels
commandés sont encore restés en stock au magasin, tandis que d’autres sont
affectés dans les différents services.
La tenue
de la comptabilité matière appelle quelques remarques :
- il
n’existe pas de bordereaux d’entrées au magasin ;
- les
bons des sorties sont accordés sur simple papier volant avec tous les risques
que cela comporte.
Par
ailleurs la vérification des livraisons a fait ressortir quelques anomalies.
Les livraisons, objet de deux procès-verbaux de réception sans numéraux en date
du 14/01/03, ne sont pas conformes aux commandes spécifiées dans les BCA n°39
et 46 et le procès-verbal de réception
relatif au BCA n°39 n’a pas été signé par les représentants du Ministère des
Finances (DCFE).
I-11.3
ANALYSE DES PAIEMENTS
Une somme
globale de 779 993 040 F a été décaissée par le trésor public pour servir de
règlement aux divers marchés et BCA. Une somme de 51 009 275 F a été logée au
compte n° 450/16 pour la formation et l’encadrement des agents et l’entretien
du réseau météorologique.
I-11.3.1 LES MARCHES
Une
avance de démarrage d’un montant 124 907 575 F a été payée au profit de
l’attributaire du marché n° 589 relatif à la réalisation d’une adduction d’eau
potable dans la ville de RIG-RIG.
Une avance de démarrage de 113 999 530 F a été
réglée à la société SEEMTY attributaire du marché n°590 relatif à l’adduction
d’eau dans la ville de BODO.
Une
avance de démarrage d’un montant de 98 605 830 F a été consentie à
l’attributaire du marché 525 relatif à la réalisation de deux mini adductions
d’eau potable à Mbaïkoro et Djedda.
Un
décompte définitif d’un montant de 84 753 924 F a été réglé avec une pénalité
de 5 984 345 F en ce qui concerne le marché n°526 relatif à la réalisation des
forages à Mbaïkoro, Djedda et Liwa.
Quant
aux marchés n° 527 relatif à la
réalisation d’une mini adduction d’eau à Liwa,
et 577 relatif à réalisation des forages dans le Ouaddaï, des avances de
démarrage ont été payées respectivement à l’entreprise SEMOH à hauteur de 47
999 727 F et à EFORCO pour 65 087550 F.
Les trois
( 3 ) marchés de fournitures n°0659/MEF/, 0656/MEF/02, et 0655/MEF/02 du
19/07/02, ont été entièrement réglés pour un montant de 26 646 310 F.
I-11.3.2 LES BCA
Quinze
(15) bons de commande administratifs d’un montant total de 121 252 654 F, ont
été payés par le trésor aux fournisseurs. Ces bons de commande concernent les
fournitures de bureau et divers équipements.
I-11.3.3 LES PROJETS E.A.D.R. et E.R.A.H.
Par
arrêté n°069/MEF/DG/DTCP/TPG/03 un compte de dépôt 450/16 intitulé Projet
d’entretien du réseau Agro météorologique et hydrologique et d’encadrement des
agents du développement rural est créé dans les livres du Trésorier Payeur
Général. Par mandats n°300 503 et 300504 ce compte est alimenté d’un montant de
51 009 275 F.
MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT ET DE L’EAU
SITUATION DES CREDITS PPTE EXERCICE 2002
|
Nature
des dépenses
|
Crédits
ouverts
|
Dépenses
engagées
|
Paiements
|
|
Biens
et services
|
92 052 000
|
51 009 275
|
51 009 275
|
|
Equipement
investissement
|
1 200
647 000
|
816 751 522
|
728 983 765
|
|
Total
|
1 292
699 000
|
867 760 797
|
779 993 040
|
II - OBSERVATIONS
ET RECOMMANDATIONS
Certaines
observations et recommandations faites par la Chambre des Comptes lors du
précédent audit ont été prises en compte et se sont parfois traduites des actes
administratifs. Cela dénote la volonté réelle du Gouvernement de continuer à
œuvrer dans le sens de l’amélioration de la gestion des finances publiques dans
le cadre de sa politique de bonne gouvernance. Il n’en demeure pas moins que des efforts restent à faire ainsi que le
révèle les anomalies et insuffisances à
corriger constatées lors du présent audit. C’est dans cette optique que sont
faites les observations et les recommandations qui suivent.
II-1 OBSERVATIONS
I-1.1 Le retard accusé dans les livraisons des
ouvrages s’explique dans la plupart des cas par le fait que les entreprises
attributaires des marchés des travaux ne disposent pas des capacités techniques
requises telles que présentées dans leurs dossiers de soumission des offres pour
exécuter dans les délais contractuels les travaux.
Il arrive ainsi que la
surveillance des travaux soient assurés par le bureau d’études chargé du
contrôle et du suivi des travaux en lieu et place du chef de chantier de l’entreprises attributaire.
Cette situation provient
du fait que la CAC attribue les marchés des travaux sur la seule base des
dossiers des entreprises soumissionnaires pour apprécier leurs capacités
techniques sans s’assurer de l’effectivité de leurs compétences.
I-1.2 L’Etat dépense beaucoup plus de ressources
que nécessaires à cause des commandes de fournitures et des travaux par voie
des BCA.
Les
principales causes sont la systématisation du fractionnement des crédits pour
échapper à la procédure des marchés, la pratique par les mêmes fournisseurs des
prix toujours plus élevés que ceux du marché, l’absence du jeu de la concurrence, de délai contractuel de
livraison et des sanctions financières à l’égard des administrateurs des
crédits en cas de non respect des textes en vigueur (code des marchés publics,
régime financier et comptable, l’arrêté n°234/MEF/02 du 7/08/02, note
circulaire n°43/MEF/CAB du 17/12/02).
I-1.3 L’absence de délai contractuel de livraison
des commandes par voie de BCA constitue une difficulté pour le contrôle
d‘efficience et d‘efficacité de la dépense et pénalise l’Administration
bénéficiaire à cause de retard de livraison.
II-1.4 On constate la persistance de la pratique du
fractionnement du montant des crédits
pour échapper à la procédure de passation des marchés, bien qu’elle soit
proscrite par l’arrêté n° 234/MEF/02 du Ministre des Finances.
II-1.5
Des bons de commande administratifs ont été émis pour le règlement des
reliquats des marchés, alors qu’en l’espèce la réglementation exige que le
paiement se fasse au vu des factures ou des décomptes.
II-1.6 Les avances de démarrage et les décomptes ne
sont pas souvent payés à temps. Ce qui a pour conséquence de proroger les
délais d’exécution et de livraison des travaux .
II-1.7 Les administrateurs des crédits ne se
conforment pas à l’obligation de faire jouer la concurrence en s’adressant au
minimum à trois fournisseurs.
II-1.8 Il y a de la complaisance lors de la
constatation du service fait en ce sens que les administrateurs des crédits et
les contrôleurs du ministère des finances apposent leur signature sur des
documents pour attester des livraisons fictives ou non conformes.
II-1.9 La recommandation qui a été faite lors du
précédent audit, et tendant à faire diligenter une enquête judiciaire au niveau
du ministère de la justice quant aux graves irrégularités constatées depuis
l’émission des BCA n° 51, 52 et 53 jusqu’à leur paiement, n’a pas été pris en
compte.
II-1.10 Aucune clause d’obligation d’assurance des
risques relatifs à la construction n’est exigée pour les contrats de travaux
dont le montant est supérieur ou égal à cinquante millions, en application du
décret n° 737/PR/MFM/DG/SCAC/85 du 19 novembre 1985.
II-1.11 Il n’est toujours pas établi que les ouvrages
hydrauliques, objet des marchés n° 1 & 2
du ministère de l’ Elevage aient été réalisés.
II-2 RECOMMANDATIONS
II-2.1 La CAC doit s’assurer de la réalité des capacités
techniques des entreprises soumissionnaires lors de l’examen de leurs dossiers
avant toute décision d’attribution de marchés ;
II-2.2 l’Administration doit concevoir un document
de BCA dans lequel doit figurer un délai contractuel de livraison assorti des
pénalités de retard ;
II-2.3 En vue de mettre en jeu la responsabilité des
administrateurs des crédits il est nécessaire de rendre opérationnelle la Cour
de Discipline Budgétaire ;
II-2.4 Exiger des
Directeurs des Affaires Administratives et Financières une stricte application
de l’arrêté n° 234/MEF/02 du Ministre des Finances en date du 7/08/02
interdisant le fractionnement des crédits ;
II-2.5 Le
Ministère des finances doit faire diligence pour payer les avances de démarrage et les
décomptes dans le respect des délais prévus par les clauses contractuelles ;
II-2.6 Les
administrateurs des crédits doivent lors de l’émission des bons de commande
administratifs, faire jouer la concurrence en s’adressant au minimum à trois
fournisseurs ;
II-2.7 La Direction
Générale des Marchés Publics doit veiller à ce qu’une clause d’obligation
d’assurance des risques relatifs à la construction, soit insérée dans tout
contrat de construction dont la valeur est supérieure ou égale à cinquante
millions ( 50 000 000) F, conformément au décret n° 737/PR/MFM/DG/SCAC/85 du 19
novembre 1985 ;
II-2.8 Au niveau du Ministère de la Santé Publique
-
Exiger de la Société AL RIDA le paiement de la somme de 40
935 801 F pour pénalités de retard et 15 109 072 F au titre de la TVA par
rapport au marché n°48 du 31/11/01, relatif à la construction de l’hôpital de
Oum-Hadjer ;
-
Procéder au reversement de la somme de 7 018 100 F,
destinée à couvrir les frais de formation et de transport d’un étudiant qui
devait se rendre à Yaoundé, au compte IPPTE au profit du ministère de la santé
publique ;
II-2.9 Au niveau du
Ministère de l’Elevage
Maintenir la suspension du paiement des marchés n°01&
02ME/DG/01 du 11/12/01 jusqu’à la certification de la réalisation des ouvrages
hydrauliques, objet desdits marchés ;
II-2.10 Au niveau
de l’Inspection Générale des Finances
-
Prendre des sanctions disciplinaires à l’encontre des
agents qui ont apposé leur signature sur le procès –verbal de réception sans
numéro du 18/10/02 pour une certification fictive de la niche devant abriter un
groupe électrogène ;
-
Exiger le remboursement intégral de la somme de 2 100 000
F indûment perçue par le prestataire de service AHMAT BACHAR ;
II-2.11 Au niveau
du Ministère de l’Agriculture
-
Procéder au paiement du reliquat du marché
n°002/MA/SED/DG/COMITE IPPTE/02 du 5/03/02 au profit de l’entreprise
CNCG ;
-
Procéder au versement de la somme de 5 489 940 F
représentant la valeur des fournitures, objet du procès –verbal de réception du
26/09/02, au profit de la Société Négoce Internationale ;
-
Suspendre en ce qui concerne AL MANA le paiement du marché
n° 001/MA/SED/DG/COMITE IPTE/02 du 5/03/03 jusqu’à la livraison totale des 4000
charrues bovines ;
II-2.12 Au niveau
du Ministère de l’Education Nationale
-
Procéder au paiement de la somme de 1 073 446 493 F
correspondant au montant des fournitures livrées par un ensemble de 113 BCA qui
ont été rejetés par les services du trésor pour non observation de l’arrêté
n°234/MEF/02 du 7/08/02.
-
Exiger de la Société CNCG
le paiement de la somme de 2 500 000 F correspondant aux pénalités de
retard dans l’exécution du marché n° 62 relatif à la fourniture des
véhicules ;
II-2.13 Au niveau
du Ministère de l’Action Sociale et de la Famille
Exiger de l’ordonnateur des dépenses de l’Ecole Nationale
d’Administration et de Magistrature de justifier l’utilisation des fonds mis à sa
disposition pour la formation des agents du ministère de l’Action Sociale, soit
la somme de 211 836 400 F
II-2.14 Au niveau
du Ministère de la Justice
-
Exiger que l’enquête judiciaire sollicitée lors du
précédent audit soit ouverte, afin que la lumière soit faite sur les graves
irrégularités constatées lors de l’émission des BCA n° 51,52 et 53 en date du
25/04/02, jusqu’à leur paiement ;
-
Demander l’application des articles 10 et 12 des marchés
n°001/MJ/DG/DAP du 14/06/02 et 03/MJ/DG/02 du 30/08/02, relatifs respectivement
à la réfection de la maison d’arrêt de Sarh, et à la construction des tribunaux
de commerce de N’djaména et Bongor, qui prévoient des pénalités de retard et
éventuellement la résiliation desdits marchés ;
-
Exiger de l’entreprise SOCOBAT le paiement de la somme de
4 101 562 F représentant le non prélèvement de la TVA sur le décompte du marché
n° 001 du 14/06/02.
II-2.1 5 Au niveau
du Ministère de l’Environnement et de l’Eau
-
Demander la résiliation du marché n° 527/MF du 31/12/01 et
le remboursement de la somme de 47 999 727 F correspondant à l’avance de
démarrage perçue le 24/12/02 par l’Entreprise SEMOH, alors qu’à ce jour les
travaux n’ont pas connu un début d’exécution ;
-
Exiger des entreprises ci- après le paiement des pénalités
de retard :
*Société Tchadienne d’Hydraulique pour un
montant de 8 914 500 F (marché n° 526 ) ;
*EFFORCO pour un montant de 51 419 814 F
( marché n° 577 ) ;
*AL HIBRA pour un montant de 47 464 878
F (marché n° 589 ) ;
*SEEMTY pour un montant de 39 911 120 F
(marché n° 525 ).
Fait à Ndjamena, le 16 septembre 2003
Le
Président de la Chambre des Comptes le Conseiller Rapporteur
DOLOTAN
NOUDJALBAYE BILAL
SOUBIANE
III – ANNEXES
Annexe
n°1 : - lettre n°139/MEF/DG/03 du 26/02/03
-
ordre de mission n°006/PCS/03 du 23/04/03
Annexe
n°2 : - BCA n°33 du 28/10/02
- note n° du Ministre des
Finances
Annexe
n°3 : - expertise n°11/DCB/DTN/SCD/03 du 22 Août 2003
Annexe
n°4 : - lettre n°1310/MSP/SE/DG/BCESPP du24/10/02 fixant l’expiration du
délai d’exécution le 5/12/02
-
lettre n° du 27/03/03 demandant la réception provisoire des travaux
Annexe
n°5 : - mandat 300 499 bd n°35315
Annexe
n°6 : - comptes rendus des réunions du 1/08, 4/08 et du 14/08/03
- lettre n°11/SEMOH/DG/03
du 15/08/02
Annexe
n°7 : - compte rendu des négociations du 9/01/02
Annexe
n°8 : - lettre n°505/MEF/IGF/02 du 21/11/02 de l’IGF
Annexe
n°9 : - BCA n°28 du 14/10/02
- procès-verbal n° du
18/10/02
Annexe
n°10 : - arrêté portant annulation de l’arrêté N°034/PM/CAB du 1106/03
- procès-verbal de réception n°066/ONDR/DSN/SAAL/03
du 17/08/03
- lettre du 17/08/03 du
DG du CNGG
Annexe
n°11 : - procès verbal n092/ONDR/DSN/SAAL/03 du 14/09/03
- lettre°186/ALM/DG/03
du 16/09/03
Annexe
n°12 : - lettre du 17//03/03 émanant de NEGOCE INTERNATIONAL
- Attestation de
livraison du 20/03/03
Annexe
n°13 : - Procès-verbal de réception du 30/09/02
Annexe
n°14 : - arrêté n°234/MF/02 du 7/08/02
Annexe
n°15 : - BCA n°84 du 13/06/02
- procès-verbal de
réception du n°20 du 13/06/02
Annexe
n°16 : - BCA n°39 du 27/12/02 et 46 du 27/12/02
- les deux procès-verbaux
de réception du 14/01/03
Annexe n°17 : - situation de l’exécution des marchés des
travaux financés sur fonds PPTE du Ministère de l’Environnement et de
l’Eau
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